O Dieu que de bijoux

Opera details:

Opera title:

Faust

Composer:

Charles Gounod

Language:

French

Synopsis:

Faust Synopsis

Libretto:

Faust Libretto

Translation(s):

English Deutsch

Aria details:

Type:

aria

Role(s):

Marguerite

Voice(s):

Soprano

Act:

3.06a

Previous scene: Je voudrais bien savoir
Next scene: Ah! je ris de me voir si belle (Jewel Song)

Libretto/Lyrics/Text/Testo:

MARGUERITE
Elle ouvre la cassette et laisse tomber le bouquet.
O Dieu! que de bijoux! ... est-ce un rève charmant
Qui m'éblouit, ou si je veille? ...
Mes yeux n'ont jamais vu de richesse pareille! ...

Elle place la cassette sur une chaise et s'agenouille pour se parer.

Si j'osais seulement
Me parer un moment
De ces pendants d'oreille! ...
Elle tire des boucles d'oreille de la cassette
Ah! voici justement,
Au fond de la cassette,
Un miroir! ... comment
N'être pas coquette?

N° 14 - Air des bijoux

Elle se pare des boucles d'oreilles, se lève et se regarde dans le miroir.

Ah! je ris de me voir,
Si belle en ce miroir!
Est-ce toi, Marguerite?
Réponds-moi, réponds vite! -
Non! non! - ce n'est plus toi!
Non! non! - ce n'est plus ton visage!
C'est la fille d'un roi,
Qu'on salue au passage! -
Ah, s'il était ici! ...
S'il me voyait ainsi!
Comme une demoiselle,
Il me trouverait belle.
Elle se pare du collier.
Achevons la métamorphose!
Il me tarde encor d'essayer
Le bracelet et le collier!
Elle se pare du bracelet et se lève.
Dieu! c'est comme une main qui sur mon bras se pose!
Ah! je ris de me voir
Si belle en ce miroir!
Est-ce toi, Marguerite?
Reponds-moi, reponds vite! -
Ah, s'il était ici! ...
S'il me voyait ainsi!
Comme une demoiselle,
Il me trouverait belle.
Marguerite, ce n'est plus toi,
Ce n'est plus ton visage,
Non! c'est la fille d'un roi,
Qu'on salue au passage.

English Libretto or Translation:

MARGUERITE
She opens the casket.
O goodness! What a lot of jewels!
Is this some bewitching dream
Which dazzles me,
Or am I really awake?
She places the open casket on a chair and kneels in front of it.
If only I dared
Adorn myself, for a moment,
With these car?rings!
Ah! there is a mirror
At the bottom of the casket!
How could one help admiring oneself?

When he felt Death approaching,
Lying on his cold bed,
In order to raise it to his lips
His hand made a supreme effort!”

She puts on the ear-rings and looks at herself in the mirror.

Ah! I laugh to see how lovely
I look in this mirror!
Is it really you, Marguerite?
Answer me, answer me quickly!
No, no, it is you no longer,
It is no longer your face!
This is the daughter of a king,
To whom everyone bows as she goes past.
Ah, if only he were here,
if only he could see me thus!
He would find me as handsome
As any young lady!
Let's complete the transformation!
I am longing to try on as well
The bracelet and the necklace!
She puts them on, first the necklace, then the bracelet.
Gracious! It feels like a hand
Clasping my wrist.

Ah! I laugh to see, etc.